Barefoot/minimalistes : marchez paléo! !

(Photo tirée du site de 

barefoot-running

coal creek )

Lors d’une ballade dans la forêt prés de chez moi, je croise un marcheur interloqué de me voir pieds nus:

« Vous avez perdu vos chaussures? »

 » Non je marche et je cours en forêts comme ça! »

« Mais vous n’avez jamais entendu parlé des pieds pronateurs et supinateurs, des corrections de foulées? »

« Si, mais je ne crois que les premiers hommes s’en fichaient pas mal! »

Marcher pieds nus: comment ça marche?

Depuis quelques années, la course pieds nus ou en chaussures minimalistes a le vent en poupe. Le concept consiste à se dire, dans une logique parfaitement paleo: « le bon sauvage n’utilisait pas de chaussures, pas d’amortissement et cela pendant des millions d’années. Il doit être parfaitement adapté à la course à pieds sans chaussures »!

Bien sûr, la course pied nus, ou la march pieds nus s’est toujours pratiquée. Certains marathoniens courraient sans chaussures aux jeux olympiques. Ainsi Abebe Bikila gagna le marathon de 1960 en courant pieds nus. Il s’était entrainé pieds nus pour ce marathon mais était censé courir avec chaussures. Mais juste avant la compétition, le fournisseur des jeux olympiques, Adidas, n’avait plus sa taille!

Mais depuis plusieurs décennies, des études se multiplient pour montrer les avantages de la courses pieds nus, ou avec chaussures minimalistes. La course minimaliste consiste principalement à courir en réceptionnant à l’avant ou au milieu du pied. Une foulée qui serait naturellement amortissante. A l’inverse, la course en chaussures avec amorti entraîne une réception sur le talon du pied qui entraînerait plus de chocs et de fatigue (1). On peut y voir une course sans fin : plus on met de l’amorti au talon, plus on atterri sur l’arrière du pied, plus on met de l’amorti,…

L’un des fers de lance du combat barefoot est le professeur Daniel E. Lieberman de Harvard. Dans cette vidéo, vous le voyez démontrer les avantages naturels à courir pieds nus :

Les arguments – études à l’appui – des pro-barefoot sont les suivants, certains expliqués dans la vidéo précédente :

  • le tendon d’Achille est conçu comme un ressort qui retient l’énergie de la flexion pour la restituer lors de l’extension et augmenter le rendement de la course. Il est activé par une réception en milieu de pieds plutôt que par une réception sur le talon.
  • Courir en atterrissant sur le talon entraîne de grandes tensions et chocs dans les articulations et tendons des pieds genou, dos,… A l’inverse, atterrir sur le milieu ou l’avant du pied entraîne une foulée plus souple, plus amortie.
  • Courir et marcher pieds nus renforce les muscles et articulations, non sollicités par la course en chaussures et favoriserait le rétablissement de certaines blessures.

Sans oublier l’argument paléo, bien entendu!

Cela dit, la course pieds nus entraîne également des blessures. Il ne s’agit pas simplement des dangers à être pieds nus (coupures, brulures) mais également des fractures de stress (2). Ces blessures sont attribués en parties à des transitions trop rapides vers le minimaliste (cf. partie 2)

J’aurais un autre argument pro-barefoot à ajouter: l’argument esthétique. Lorsque l’on regarde un coureur barefoot, la foulée me semble tellement parfaite que cela semble être une démonstration suffisante,  sans besoin d’étudier scientifiquement la question. Mais ça reste une impression personnelle!

Qu’elle est votre impression quand vous regardez cette vidéo?

A suivre :

2/l’equipement

3/ Faire la transition : progressivité

4/ exemples

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Bon Sauvage by Thomas